Location courte durée en LMNP : obligations, taxe de séjour, recettes et comptabilité dans LMG
La location courte durée — aussi appelée location saisonnière — consiste à louer un logement meublé pour de courtes périodes, généralement quelques jours à quelques semaines, à une clientèle de passage. Elle n'est pas soumise à la loi du 6 juillet 1989 : c'est un contrat de droit commun, librement rédigé. Ce qui la distingue fondamentalement des autres formes de location meublée, c'est sa flexibilité tarifaire, sa rotation élevée — et ses contraintes réglementaires propres, qui varient selon la commune et le statut du bien.
Location courte durée vs location meublée à l'année — les différences structurantes :
| Point | Location courte durée | Location meublée à l'année |
|---|---|---|
| Cadre juridique | Contrat de droit commun — libre | Loi du 6 juillet 1989 |
| Durée | Quelques jours à quelques semaines | 1 an minimum |
| Résidence principale du locataire | Non | Oui |
| Fixation du prix | Libre — nuitée ou séjour | Encadré en zone tendue |
| Déclaration en mairie | Obligatoire dans la plupart des villes | Non requise |
| Plafond si résidence principale | 120 jours/an maximum | Pas de plafond |
| Taxe de séjour | À collecter et reverser | Non applicable |
| Régime fiscal BIC | Oui — recettes BIC | Oui — recettes BIC |
| Taux micro-BIC | 50 % (meublé classé) ou 30 % | 50 % |
Les obligations administratives propres à la location courte durée — à vérifier avant toute mise en location :
Avant de commencer : vérifiez auprès de votre mairie si une déclaration ou une autorisation est requise pour votre bien et votre commune. Si le bien est votre résidence principale, identifiez dès le départ si vous êtes dans une commune appliquant le plafond de 120 jours — c'est une contrainte opérationnelle majeure à anticiper.
Les règles locales évoluent rapidement. Paris, Amsterdam, Barcelone et de nombreuses villes françaises ont durci leurs réglementations entre 2023 et 2025. Vérifiez toujours les règles en vigueur dans votre commune avant de mettre le bien en annonce — les sanctions sont lourdes et s'appliquent même en cas d'ignorance.
Si vous passez par une plateforme (Airbnb, Booking…) : la plateforme génère souvent son propre contrat entre le voyageur et vous. Vérifiez que ce contrat couvre bien les points ci-dessus — notamment les conditions d'annulation et la caution. Un règlement intérieur complémentaire reste recommandé dans tous les cas.
⚠ Airbnb et Booking collectent la taxe de séjour directement dans de nombreuses communes françaises — vérifiez sur votre tableau de bord plateforme si c'est le cas pour votre commune. Si la plateforme collecte, vous ne devez pas la re-collecter vous-même. Si elle ne collecte pas, la responsabilité du reversement est entièrement la vôtre.
✓ Résultat attendu : les obligations administratives (déclaration, numéro d'enregistrement, taxe de séjour) sont remplies avant la première annonce, chaque séjour est enregistré dans LMG avec ses dates et ses recettes nettes, la taxe de séjour est traitée comme un passif distinct des recettes BIC, et le compteur de jours est suivi en temps réel pour les résidences principales.